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REVUE DE PRESSE DU CRE LORRAINE 2011-53
Semaine du 28 décembre 2011 au 3 janvier 2012
1 Vosges Matin, Jeudi le 29 Décembre 2011 / Contrexéville / Suriauville Les chevaux étaient de la fête
2 Le Républicain Lorrain, Vendredi le 30 Décembre 2011 / SRB / Un centre équestre ouvre ses portes au village
3 L'Est Républicain, Samedi le 31 Décembre 2011 / Le Toulois / Foug Débardage écologique à cheval
4 Le Républicain Lorrain, Samedi le 31 Décembre 2011 / SRG / Sarralbe : les chevaux ne sont plus hors la loi en forêt
5 Le Républicain Lorrain, Samedi le 31 Décembre 2011 / MMN / Tournez manèges aux Écuries de Moncel !
6 Le Républicain Lorrain, Lundi le 02 Janvier 2012 / SRB / Sa conception du cheval : toujours prendre son pied
7 L'Est Républicain, Mardi le 03 Janvier 2012 / Jarville-la-Malgrange Jarville : une idée pour nos amis à quatre pattes
8 Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / STA / Aurore au milieu des chevaux et taureaux
9 Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / MMN / Attrait grandissant pour le baby poney
10 Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / SRB / La dent dure contre les chevaux maltraités
11 Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / Sports EQUITATION - Simon Delestre
 

 

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© Vosges Matin, Jeudi le 29 Décembre 2011 / Contrexéville / Suriauville
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Les chevaux étaient de la fête
 
Chevaux et poneys ont participé aux animations.
 
En cette période festive, les cavaliers du centre équestre du Rond Pré, s'étaient donné rendez-vous accueillir le Père Noël. Dès le début de l'après-midi un carrousel de six cavaliers faisait l'ouverture des animations. Ces cavaliers de tous niveaux ont déroulé cette reprise en musique devant un public nombreux. Puis ce sont les cavaliers minimes qui se sont relayés lors des jeux à poneys. Plusieurs équipes se sont affrontées sur un parcours spécialement aménagé.

Ensuite, les enfants et les parents ont fait preuve d'imagination pour réaliser les déguisements des poneys en attendant l'arrivée du père Noël qui est venu les rejoindre en calèche. Le cortège s'est ensuite dirigé vers le village pour le défilé dans les rues. À l'issue du défilé, les cavaliers, enfants et parents se sont réunis pour un goûter organisé par l'association du Rond Pré à la salle communale mise à disposition par la municipalité.

 

 

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© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 30 Décembre 2011 / SRB /
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Un centre équestre ouvre ses portes au village

La famille Lallement et ses chevaux américains ouvrent son centre équestre. Photo RL
 
Une famille de passionnés de chevaux américains ouvre le premier centre de loisirs équestres en Moselle, leur rêve américain se réalise Thierry Lallement, passionné depuis toujours par les équidés, est éleveur de chevaux américains depuis vingt ans.

Suite à un licenciement économique et après maintes réflexions, il a décidé de développer l'activité d'élevage en créant un centre de loisirs équestre. La construction d'un nouveau bâtiment vient compléter les installations existantes. C'est un bâtiment en bois qui couvrira un manège aux dimensions olympiques, avec un sol adapté à l'équitation western. En 2012, l'ouverture de concours en équitation western est programmée, avec la création de 24 boxes et d'une salle de club où les parents pourront regarder leurs enfants évoluer.

Trois professionnels recrutés

Ce projet a été suivi par la sous-préfecture, le dossier instruit par la chambre d'agriculture, et le soutien financier assuré par le conseil régional, le conseil général et des Fonds Européens.

« Nous avons choisi le nom d'Enbraye. C'est le premier poulain né en 1986 à Craincourt », précise Fabienne, l'épouse de Thierry. Ce nouveau centre équestre est situé sur une exploitation agricole d'une trentaine d'hectares dans un écrin de verdure, sur la route menant à Ajoncourt.

Trois personnes vont travailler sur la structure à commencer par François Xavier Jolivalt, entraîneur en équitation western. Il était depuis plusieurs années aux États-Unis et travaillait chez Joehayes, champion du monde de Reining (dressage en équitation western avec des figures imposées). Il sera accompagné par Virginie Vessiere, monitrice d'équitation classique, qui donnera des cours avec une dizaine de poneys, tous les jours de la semaine selon la demande des clients. Thierry, qui a passé son diplôme d'attelage MATE (meneur accompagnateur de tourisme équestre), complétera l'équipe. Il collabore avec un éleveur de la région, Xavier Lerond. Tous deux ont décidé de développer également l'activité attelage pour des randonnées et activités touristiques pour le printemps 2012.

« J'ai choisi cette race de chevaux américains pour leur mental, leur super-équilibre. Ils conviennent à des enfants comme à des retraités », explique Thierry. Ces compagnons magnifiques de héros de films de western à la robe baie que sont les Quater Horse et Paint Horse sont encore utilisés par les cow-boys, tandis que les Appaloosa aux couleurs tachetées de blanc étaient les préférés des Indiens qu'ils montaient à cru.

Le passionné débourre également des chevaux d'élevage depuis vingt ans. Il prend aussi des chevaux en pension dans des installations neuves et spacieuses.

La famille Lallement fera découvrir un large panel d'activités pour petits et grands, pour cavalier débutant ou chevronné, pratiquant l'équitation de loisirs ou de compétition.

Tél. : 03 87 05 41 83 ou 06 30 44 94 51 ou www.enbraye-farm.fr.

 

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 30 Décembre 2011 / SRB /
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Centre équestre : un rêve en famille

Toute la famille Lallement s'est investie pour l'ouverture du centre équestre. Photo RL.
 
La famille Lallement vient de concrétiser son rêve en ouvrant un centre équestre à Fossieux, spécialisé dans les chevaux américains. 24 boxes ont été construits et trois professionnels recrutés afin d'assurer des cours d'équitation western et d'équitation classique. Petits et grands, cavaliers débutants ou chevronnés, tous les amateurs sont les bienvenus dans ce nouvel eldorado consacré au cheval.
 

 

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© L'Est Républicain, Samedi le 31 Décembre 2011 / Le Toulois / Foug
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Débardage écologique à cheval
 
Marina tient les rênes et conduit le cheval à la voix.
 
« Hue devant ! » « avance », « recule ! », Maïtika, une robuste jument âgée de 14 ans, s'ébranle à la voix de sa meneuse. La jeune Faouine, Marina, tient la bride sans oeillère d'une main ferme. Sous l'effort du cheval, les traits métalliques se tendent...

Les arbres abattus au préalable par son père Dominique Desbos et Robert le grand-père, après avoir été nettoyés de leurs branches, glissent sur les feuilles mortes. Le cheval tire, sur plusieurs dizaines de mètres, les petites grumes reliées par le harnachement à l'attelage. Une première pour ces bûcherons qui débardent à travers le sous-bois abrupt de la forêt communale, jusqu'en bordure du chemin forestier en contrebas. « C'est la première fois que nous essayons ce mode de débardage, ça nous évite de descendre la trentaine de stères à l'aide d'une brouette ou sur les épaules » commente, ravi, Dominique Desbos.

Cette technique ancestrale de débardage à cheval est plus lente, mais moins coûteuse que le recours aux engins motorisés. Les engins, efficaces, mais lourds, dégradent et tassent les sols des sous-bois, tracent de profondes ornières et arrachent la végétation arbustive.

Il faut parfois plusieurs années (ou des travaux de remise en état) avant que la forêt ne retrouve son aspect initial.

« C'est une technique ancienne, mais qui permet de préserver le milieu naturel » conclut Dominique Desbos.

 

 

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© Le Républicain Lorrain, Samedi le 31 Décembre 2011 / SRG /
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Sarralbe : les chevaux ne sont plus hors la loi en forêt

En forêts, les chevaux, montés ou attelés, ont le droit de se balader. Le reste est une histoire de bonne cohabitation avec les autres usagers. Photo RL
 
Au pas ou au trot, à cru, sellés ou attelés, les chevaux ont le droit de se promener avec leurs cavaliers en forêt. La commune de Sarralbe avait tenté de leur interdire le passage. Mais le tribunal administratif a tranché.

Les sabots pourront continuer à crépiter joyeusement sur le macadam ou les chemins empierrés des forêts. Sans craindre qu'au détour d'un arbre, un garde forestier ne leur dresse un PV. Cette mésaventure, Gilles Hemmerling l'a vécu il y a un peu plus deux ans en forêt de Sarralbe. « J'ai eu une contravention de 240 EUR, car je me promenais à cheval dans la forêt ». Une amende qu'il ne paiera finalement pas, la commune de Sarralbe n'ayant pas encore voté d'arrêté. Ce qu'elle fera finalement le 5 mai 2010. Dans ce document, s'appuyant sur de possibles conflits d'intérêts entre les usagers, le maire de Sarralbe décide de réglementer la circulation dans les massifs forestiers communaux. Ainsi, les chemins sont interdits aux cavaliers, mais aussi aux cyclistes. La ville argue que les amateurs de galop n'ont qu'à se servir d'une piste cavalière récemment aménagée.

Le tribunal administratif tranche

Cet arrêté municipal, Gilles Hemmerling ne le digère pas. « La forêt est à tout le monde. Il faut quand même pas payer pour aller respirer, non ? » Et il décide de porter l'affaire devant le tribunal administratif de Strasbourg qui juge du bien-fondé (ou non) des textes. Un an et demi après avoir été saisie, l'instance a rendu son jugement. Et a décidé d'annuler l'arrêté pris par le maire. Il enjoint donc « la commune de Sarralbe et l'office national des forêts de permettre la circulation des chevaux et des attelages équestres ».

Dans ses conclusions, le tribunal reconnaît qu'un maire peut être amené, dans le cadre de ses pouvoirs de police, à interdire l'usage de tout ou partie du réseau des chemins communaux à certains usagers.

Un arrêté disproportionné

Mais « il ne ressort pas du dossier que la préservation de la sécurité publique nécessitait l'édiction d'un arrêté interdisant la circulation de tous les véhicules et engins motorisés, des cavaliers avec ou sans attelages et des cyclistes dans la quasi-totalité des routes ». Pour le tribunal, cet arrêté « n'était pas nécessaire à la préservation de la sécurité publique et s'avère disproportionné aux buts en vue desquels il a été pris ».

Bref, à pied, à vélo ou à cheval, on a le droit de se promener en forêt. Même les autos ou motos, bien plus gênantes que les sabots, ont le droit d'y circuler, sauf réglementation spécifique. Le tout est de rester sur les chemins, de ne pas abîmer le sous-bois, et de respecter les autres usagers. Bref, le b.a.-ba de la courtoisie.

C.C.

 
 

 

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© Le Républicain Lorrain, Samedi le 31 Décembre 2011 / MMN /
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Tournez manèges aux Écuries de Moncel !

D'une taille de 1 200 m² à lui seul, le deuxième manège du centre devrait commencer à tourner au cours de la semaine prochaine.
 
L'année 2012 s'annonce bonne aux Écuries de Moncel : l'équipe du centre équestre s'apprête à tourner la page de l'incendie que le site a subi en juillet 2010. Son nouveau manège devrait commencer à tourner sous peu.

Aux Écuries de Moncel, 2010 avait été une mauvaise année, lors de laquelle les installations du centre équestre s'étaient vu frappées par un incendie. Le cru 2011 a été celui où Ludivine Schwartz et Christophe Dosse, les moniteurs du site, se sont organisés avec les moyens du bord en attendant la reconstruction. Par conséquent, 2012 devrait être le millésime avec lequel ils tourneront la page, grâce à un tout nouvel équipement. Petit rappel...

o L'incendie. Retour rapide sur le 10 juillet 2010. Ce jour-là, les Écuries de Moncel sont victimes d'un incendie. Les flammes ravagent le bâtiment principal de la ferme, soit plus de 1 200 m² qui servent d'abri à du foin, de la paille et à une partie des chevaux.

Par chance, aucune victime humaine ou animale n'est à déplorer. Seulement, le sort s'acharne : quatre jours plus tard, le vent ravive le feu et la structure, fragilisée, voit son pignon central tomber à terre. Pour la famille Schwartz et les experts, tout est à reprendre à zéro.

o La reconstruction. Une partie de ce désagréable souvenir s'efface fin 2010, lorsque les pelles emportent ce qui reste de la bâtisse. La démolition est achevée, la reconstruction sera donc pour 2011.

Pendant ce temps, Ludivine Schwartz et Christophe Dosse composent pour nourrir et héberger leurs équidés. Ils redoublent également d'énergie afin de participer aux compétitions et assurer normalement leurs cours et stages. Par chance, leur manège couvert n'a jamais été inquiété par le sinistre. Il continue donc de tourner à plein régime.

Parallèlement, le projet de nouveau bâtiment avance à son rythme. Le permis de construire est accordé en mai-juin 2011. « Ça a un peu traîné, parce que le bâtiment est situé en "terrain minier" », justifie Christophe. Ce retard se répercute sur le chantier, qui ne peut être lancé qu'à la mi-octobre.

Et si les derniers aménagements seront soldés pour mars, un deuxième manège devrait, lui, entrer en activité dès la semaine prochaine. Histoire de bien commencer 2012.

o Le nouvel équipement. Désormais, derrière l'accueil des Écuries de Moncel s'élève une construction à charpente métallique de plus de 1 600 m². « On en a profité pour modifier toute l'organisation de l'ancien bâtiment », précise Christophe. Le stock de foin et de paille ainsi que l'atelier ont donc laissé la place à un deuxième manège couvert. Celui-ci permettra aux moniteurs de dispenser deux cours en même temps, sans avoir à compter sur leurs carrières extérieures et à guetter les caprices de la météo.

De plus, cet espace central doit être complété par une sellerie, des douches pour chevaux et un local de stockage de matériel. Enfin, des boxes couverts flambant neufs trouveront aussi une place sous le toit en bac acier. Le tout aura coûté environ 300 000 EUR HT.

Mais « l'assurance ne couvre pas tout, relève Christophe. C'est pour cette raison que nous n'avons pas construit tout ce que nous voulions mettre en place. » À titre d'exemple, le souhait d'une « salle club », évoqué un temps, sera satisfait plus tard.

En attendant, les Écuries de Moncel « voient le bout » d'une période parfois compliquée, mais traversée avec panache. L'énergie du duo de tête aura notamment permis de faire passer le nombre d'adhérents du centre d'environ 190, avant le sinistre, à 220 aujourd'hui. Voilà ce qui s'appelle "rester en selle".

X. J.

 

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 31 Décembre 2011 / MMN /
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La mise en place "bénévole" du pare-bottes. Photo RL
 
Avant de voir arriver la fin du chantier de leur reconstruction, les Écuries de Moncel ont pu compter sur l'énergie de leurs deux responsables. Mais aussi sur le dévouement d'autres... Durant ces vacances scolaires, six parents de cavaliers, à cheval sur la solidarité, sont venus donner un coup de main à Christophe Dosse. L'équipe s'est attachée à mettre en place le pare-bottes entourant le nouveau manège, afin que le tout soit opérationnel le plus rapidement possible.
 

 

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© Le Républicain Lorrain, Lundi le 02 Janvier 2012 / SRB /
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Sa conception du cheval : toujours prendre son pied

Amélie Lamberty aime prendre le temps avec les chevaux et ne fait pas dans la quantité. En maréchalerie, elle se limite à cinq ou six par jour. Photo DR.
 
Elle a fait de sa passion un métier, qui prend presque toute la place dans sa vie. Amélie Lamberty est maréchal-ferrant itinérant et sillonne les routes avec son camion. Portrait d'une femme déterminée et exigeante.

Depuis toujours, elle savait que sa passion deviendrait son métier. « Les chevaux ont été présents très tôt dans ma vie et ne m'ont jamais quitté. Mes grands-parents étaient agriculteurs à Fey et en possédaient plusieurs. Déjà petite, je passais beaucoup de temps dans cet environnement. » Amélie Lamberty, 30 ans, est maréchal-ferrant itinérant. Basée sur le secteur de Marsal, elle sillonne tout l'Est de la France, la Belgique et le Luxembourg, avec son camion dans lequel elle stocke tout son matériel : « Je n'ai pas de structure fixe. Je prends la route et je me déplace dans les centres équestres, chez des particuliers ou dans des élevages. » Un mode de fonctionnement que la jeune femme a choisi : « Être itinérante me permet de rencontrer beaucoup plus de gens, de m'occuper de plus de chevaux et de régler plus de problèmes. Et puis on en profite pour voir du pays ! »

Concours ultra-sélectif

Aujourd'hui heureuse de vivre sa passion à plein-temps, Amélie Lamberty a pris son temps et a assuré ses arrières avant d'en arriver là. Une fois son baccalauréat en poche, elle décide de se lancer dans des études d'agronomie à Angers. « Je voulais un plan B. Je donnais déjà des cours d'équitation mais dans ce domaine on ne sait jamais ce qui peut arriver, une mauvaise chute ou quelque chose comme ça. » Elle obtient son diplôme et exerce le métier d'ingénieur agronome pendant cinq ans. Tout en continuant de baigner dans le monde du cheval. « Le job d'ingénieur m'a permis de mettre de l'argent de côté pour me payer mes formations par la suite. » Car en 2006, Amélie quitte son travail et décide de revenir dans la région pour se consacrer exclusivement à sa passion. En quelques années, elle décroche les diplômes de monitrice d'attelage et monitrice d'équitation. « Je travaillais déjà en maréchalerie à cette époque », précise-t-elle. Mais en juin 2011, elle obtient le diplôme ultime, celui de maréchal-ferrant, « pour concrétiser un savoir-faire et voler de mes propres ailes ». Un accomplissement qui était loin d'être gagné d'avance compte tenu de la rude sélection au concours : « Sur 28 candidats, ils n'en retenaient que 5. »

« Au millimètre près »

En atteignant ce Graal, Amélie Lamberty s'invite surtout dans le cercle très fermé des femmes exerçant le métier de maréchal-ferrant. « En France, nous ne sommes que cinq ou six à être diplômées. »

Déterminée, elle n'a pas opté pour cette spécialisation au hasard : « Le pied du cheval me fascine. Tout se base là-dessus. On dit souvent que le cheval a cinq coeurs, un vrai coeur et quatre pieds. » L'équilibre général de l'équidé dépendant de ses pieds, le travail de maréchal-ferrant demande d'autant plus de précision et de savoir-faire : « Nous devons être sûrs de nous au millimètre près. Pour un millimètre de différence, vous pouvez passer du confort à faire saigner le cheval », explique Amélie. Consciente que tout est lié chez cet animal, elle travaille en collaboration avec Roger, un comportementaliste et dentiste équin. « Grâce à ce binôme, nous proposons un service complet à nos clients. On peut se déplacer par exemple pour de la maréchalerie mais profiter de notre venue pour inspecter le cheval dans son ensemble, et régler ainsi des problèmes de dents ou de comportement. »

Attachée à prendre le temps qu'il faut sur chaque cas, elle se limite à cinq ou six chevaux par jour en ce qui concerne la maréchalerie. « Les relations avec notre clientèle sont conviviales. Lorsque l'on se déplace dans un centre équestre ou chez un particulier, on ne sait pas combien de temps on va y rester. Nous ne travaillons pas en fonction d'un agenda strict, avec lequel il faudrait voir le maximum de clients dans la journée pour faire entrer le plus d'argent possible », affirme Amélie.

Avec cette conception du métier, la jeune femme a peu de temps pour elle en dehors du cheval. « C'est fatigant, les semaines sont très chargées. Mais je le vis tellement comme une passion, ça ne me dérange pas que ça prenne quasiment toute la place dans ma vie. » Inarrêtable, elle n'a qu'une envie : « Être encore là dans vingt ans. »

François PRADAYROL.

 

 

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© L'Est Républicain, Mardi le 03 Janvier 2012 / Vandoeuvre et le Grand Nancy / Jarville-la-Malgrange
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Jarville : une idée pour nos amis à quatre pattes
 
Sandrine Lambert
 
Sandrine Lambert est monitrice d'équitation, depuis sa tendre enfance elle vit avec chien, chat c'est dire si elle aime les animaux et les voir malheureux la rend triste. C'est au cours d'une visite au refuge Du Mordant et après discussions avec des responsables de cette structure d'accueil pour chiens et chats abandonnés, que l'idée lui est venue de créer une collecte alimentaire et de matériel pour les animaux. Elle indique que Le Mordant n'étant pas une SPA, il n'a pas les mêmes financements pour faire fonctionner son refuge, au Mordant on n'euthanasie pas les vieux animaux, ils sont regroupés « dans une maison de retraite » où ils coulent des jours paisibles. Le Mordant accueille les animaux que l'on abandonne pour X raisons allant d'un déménagement à un départ en vacances avec des pointes d'abandons avant les vacances d'été. Bien entendu des animaux sont adoptés mais en attendant tout ce monde à quatre pattes a besoin de croquettes, de boîtes, de couvertures, paniers, colliers, laisses (Au refuge il y a des bénévoles qui viennent les promener) de gamelles... et même des produits pharmaceutiques type antiseptiques quand ils sont blessés, Le refuge a aussi besoin de produits nettoyants, de grillage, de ciment... D'où l'initiative de Sandrine pour cette collecte pour chiens et chats qu'elle souhaiterait voir pérenniser deux fois par an, en janvier et juillet . A noter que le Mordant accueille en moyenne 90 chiens et 60 chats

Les dons sont à déposer les lundis, mardis, vendredis et samedis de 14h à 19h et mercredi de 9h à 12h et de 14h à 19h à Caval'Affaires ZA Gabriel-Fauré 54140 Jarville

 

 

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© Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / STA /
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Aurore au milieu des chevaux et taureaux

Jean-François Pignon a partagé avec Aurore ses secrets de dressage des chevaux. Ensemble, ils ont aussi parlé des épreuves que la vie réserve et qui permettent de grandir. Photo DR
 
Gravement malade, Aurore Guerber, 16 ans, a réalisé son rêve : passer deux jours dans le Sud au milieu des chevaux et des taureaux. L'adolescente de Guessling-Hémering parle de cette expérience inoubliable.

Aurore tourne avec soin les pages de Un chemin vers la liberté, ouvrage que lui a dédicacé Jean-François Pignon, l'homme qui dresse et monte ses chevaux sans selle et sans mors. Le livre lui rappelle les moments merveilleux passés début décembre à Montpellier et en petite Camargue avec ce dresseur et Renaud Vinuesa, éleveur de taureaux. L'association Petits Princes dont le but est de réaliser les rêves des enfants et des adolescents gravement malades a permis à cette jeune fille de Guessling-Hémering de vivre ces deux journées mémorables.

Âgée de 16 ans, Aurore Guerber est scolarisée en 1ère bac professionnel secrétariat comptabilité au lycée naborien Sainte-Chrétienne. Au printemps 2010, de drôles de symptômes apparaissent. « Elle avait toujours soif et buvait six à sept litres d'eau en 24 heures. Elle était aussi très fatiguée, mais n'avait pas de maux de tête » décrit sa maman Valérie. Hospitalisée à Saint-Avold, Aurore passe fin avril une IRM. Une tumeur à l'hypophyse est décelée. Deux examens complémentaires, en juillet et novembre 2010, montrent une seconde tumeur. De janvier à mai 2011, Aurore suit une chimiothérapie et une radiothérapie au CHU de Haute-Pierre en Alsace.

« Au début j'étais révoltée. Je n'acceptais pas de ne plus voir mes copains, de ne plus aller en classe » dit l'adolescente. Elle continue cependant son programme scolaire grâce à ses professeurs de français, allemand, mathématiques et comptabilité secrétariat qui lui dispensent des cours à domicile, quand son état de santé le lui permet. « Le maire de Guesslingj, M. Jacob a aussi trouvé une personne bénévole pour les cours d'anglais » souligne Valérie.

Equitation western avec Mérino

L'irruption du cancer dans la vie de la famille Guerber est brutale, douloureuse. « A l'hôpital, quand les enfants cancéreux arrivent pour la première fois, ils ont droit à une chambre individuelle. Il n'y avait plus de place et Aurore s'est retrouvée avec un jeune malade qui vomissait car il supportait mal son traitement, avait perdu ses cheveux. Voir tous ces enfants chauves, c'est dur ». Aurore perd rapidement sa longue chevelure. Aujourd'hui, elle a opté pour une coupe courte encadrant son visage au doux regard.

Passionnée d'équitation depuis l'âge de quatre ans, Aurore cesse de monter en décembre 2010. Son lourd traitement terminé, elle peut à nouveau se consacrer à son hobby depuis juin dernier. « C'était dur, mes muscles étaient atrophiés ». Elle fait maintenant de l'équitation western à Freybouse avec Mérino, un anglo-arabe croisé poney que ses parents lui ont offert à la fin de sa chimio.

Le travail du gardian

Au courant de son goût pour le dressage et les chevaux en général, l'hôpital bas-rhinois contacte l'association Petits Princes pour permettre à la jeune cavalière de rencontrer MM. Pignon et Vinuesa.

Début décembre, Aurore prend pour la première fois l'avion avec ses parents et une bénévole de Petits Princes. « On est parti de Louvigny pour Montpellier via Lyon » rapporte la maman.

« Je suis allée chez Jean-François Pignon à Calvisson. On a discuté longtemps. J'ai visité son écurie et il m'a fait une démonstration de son spectacle en totale liberté. Il a aussi exécuté des figures avec sa dizaine de chevaux. C'est lui qui a dressé le cheval que l'on voit dans le film Danse avec lui avec Mathilde Seignert et Sami Frey. A présent, il tourne Gazelle, l'histoire de sa vie et de sa première jument » raconte Aurore.

Après une nuit dans une manade camarguaise, Aurore fait la connaissance de Renaud Vinuesa. Avec lui elle distribue du foin aux taureaux, se balade dans les marais. Elle monte à cheval et découvre le travail de gardian, apprend à séparer un animal du reste du troupeau.

« Ces deux jours figurent dans le top 10 des plus belles journées de ma vie » affirme l'adolescente. Ils lui ont aussi insufflé une énergie supplémentaire pour combattre la maladie.

Marie-Claire FÖLL

 

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / STA /
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Une chevauchée fantastique

Aurore a rencontré le dresseur Jean-François Pignon à Calvisson. Photo DR
 
Aurore Guerber a réalisé son rêve: passer deux jours au milieu des chevaux et des taureaux. L'adolescente a rencontré, grâce à l'association Petits Princes, Jean-François Pignon et Renaud Vinuesa, dresseur et éleveur, dans le sud de la France.
 

 

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Attrait grandissant pour le baby poney

Dans le manège, des élèves confirmées aident les bambins.
 
Alors que certains bambins ont profité des vacances pour dévaler les pistes enneigées des sommets montagneux, d'autres ont préféré se hisser sur le dos d'un poney. Pour beaucoup, le contact avec l'animal a fait des merveilles.

Bombe sur la tête, Élyse, Lola, Manon, Lucas et leurs petits camarades du jour patientent dans la cour du centre équestre de Tichémont. Il est bientôt 14 h et chaque enfant est sur le point de passer trois heures avec un poney. Flanqués de leur tenue de parfait cavalier, les bouts de choux sont attendrissants. Certains ont entre 4 et 6 ans.

« On y va ? », interroge Valérie Cosemans, responsable du Poneys club hébergé depuis septembre dernier dans le paradis des chevaux de Francis Brochot. En silence, le groupe s'avance doucement vers l'enclos des plus petits poneys. Diabolo, Caramel, Dynamite et les autres sont sortis avec l'aide d'adolescentes passant le plus clair de leurs vacances en pantalon d'équitation.

Mise en confiance

Désormais attachés à proximité de l'entrée du manège, les shetlands attendent à leur tour. Mais dans l'immédiat, personne ne va les monter. Car pour mettre en confiance les enfants, tout autant que les animaux, Valérie Cosemans a sa technique.

« Pour des petits comme ça, se retrouver de suite sur un poney, ça peut faire peur, souligne la spécialiste. Je fais donc en sorte que les enfants établissent progressivement le contact. On commence toujours par toucher les animaux, les brosser et les caresser. »

Force est de constater que le courant ne tarde pas à passer. Les papouilles contribuent à délier les langues. Très vite, les fillettes, supérieures en nombre, se montrent les plus à l'aise. Rien d'étonnant pour Valérie. « Avec les chevaux, il y a un fort rapport affectif qui plaît énormément aux filles. Je peux vous assurer qu'en cas de chute de cheval, une gamine retournera plus facilement vers l'animal qu'un petit garçon. C'est comme ça... C'est sentimental ! », s'amuse la meneuse de la cavalerie.

Apprentissage ludique

Les brosses sont finalement rangées. Après une dernière tape amicale, les enfants s'éloignent des poneys. Il est temps désormais d'aller chercher selles et harnais.

Dans la pièce dédiée au matériel, la solidarité joue à plein régime. Face aux éléments les plus lourds, les plus âgés volent au secours des plus jeunes. Le groupe s'empresse d'aller retrouver les montures pour les équiper.

Tout en apportant son aide, Valérie observe ses protégés du jour, les rassure si besoin. Toujours avec le soutien des adolescentes expérimentées, les apprentis cavaliers font leur entrée dans le manège. Et hop, tout ce petit monde se retrouve en selle « pour un apprentissage par le jeu ».

Après un échauffement en règle, les heureux vacanciers se lancent dans une version hippique et épique du jeu de l'épervier. Chaque tentative est accompagnée d'éclats de rire. Et devant la joie de ses élèves, Valérie n'est pas la dernière à afficher une mine ravie.

« Pour les enfants timides ou qui ont des difficultés à s'extérioriser, le cheval est vraiment une bonne thérapie », insiste la patronne du Poneys club. Valérie est d'ailleurs prête à en faire la démonstration au plus grand nombre. Lors des prochaines vacances ou à l'occasion des cours hebdomadaires des mercredis et samedis, en période scolaire.

Yannick Pagliuchi. Contact :Valérie Cosemans au 06 11 39 79 95.

 

 

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© Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / SRB /
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La dent dure contre les chevaux maltraités

Roger est ferme sur le sujet : le cheval a besoin d'une intervention dentaire par an, au minimum. Photo DR.
 
Chaque année, plus de 1 500 chevaux passent entre ses mains. Celui que tout le monde appelle Roger ne se contente pas de soigner leurs dents ou leurs petits tracas : il parle leur langage et entre dans leurs têtes.

Il suffit que je pose ma main sur un cheval pour savoir ce qui se passe en lui. » Roger, comme tout le monde l'appelle dans le milieu équestre, entretient une relation particulière avec les équidés. « Certains me surnomment le magicien. Je parle le langage cheval, en passant par le corporel et le visuel. Je pense avoir un don », va-t-il même jusqu'à affirmer, prenant des airs de gourou.

Dès l'âge de six ans, Roger parle à l'oreille des chevaux. Il les fréquente pour la première fois dans un zoo en Allemagne, où il séjourne chez une tante et un oncle. Mais c'est véritablement en 1996 qu'il se lance dans le métier de comportementaliste. Exaspéré par le rapport de force que privilégient de nombreux maîtres avec leur animal, il décide de diffuser la bonne parole, à savoir une approche bien différente de la relation dominant-dominé : « 90 % des problèmes de comportement chez les chevaux ne sont que la conséquence du comportement du maître ou du cavalier », révèle-t-il ainsi.

« On n'apprivoise pas un cheval par la force »

Déterminé à faire évoluer les mentalités, Roger commence par proposer des stages de trois jours dans la région, en se déplaçant dans les centres équestres, dans les élevages ou chez les particuliers. Une formation d'équitation naturelle qu'il facture environ 300 EUR à ses clients. Avec un objectif bien précis : « Faire comprendre que l'on n'apprivoise pas un cheval en utilisant la force, avec des mors toujours plus forts et plus puissants. » Rapidement, les talents de Roger sont reconnus et réclamés. Il se déplace alors en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, dans la région parisienne et jusque dans le sud de la France. Il travaille aussi en collaboration avec le clos de Rimbaud à Euville, dans la Meuse.

En 2006, ce grand manitou de la psychologie équine décide de s'attaquer à une autre profession, la dentisterie. « Il n'existait quasiment aucun spécialiste en Lorraine. En France, il n'y a pas d'écoles pour apprendre ce métier, alors qu'il y en a plusieurs à l'étranger comme en Angleterre ou en Belgique », explique-t-il. « Mais les choses sont en train d'évoluer. Dès l'année prochaine, une fédération et un diplôme vont être créés, comme en maréchalerie. » Roger fait donc ses valises et part suivre une formation de trois mois en Bretagne. « Je souhaitais être plus complet dans ma compréhension du cheval. Et comme beaucoup de ses problèmes de comportement sont dus à une mauvaise hygiène dentaire, j'ai trouvé normal de me spécialiser. »

150 EUR la consultation

Excitation, boulimie, colique, stress permanent, les conséquences de troubles dentaires chez le cheval sont nombreuses. Roger conseille donc « une consultation par an au minimum ». Lui en soigne environ 1 500 chaque année, pour un tarif de 150 EUR l'intervention. Polyvalent et efficace, il s'est fait un nom, ou plutôt un prénom, dans le monde de l'équitation. Ses compétences lui valent aujourd'hui un carnet d'adresses bien chargé. Même si ce dernier n'a pas pour objectif de faire de l'ombre aux autres professionnels : « En dentisterie par exemple, je ne prétends pas remplacer les vétérinaires. Au contraire, je suis plutôt là pour bosser avec eux. » Ce qui est sûr, c'est qu'après des années d'expérience aux côtés et dans la tête des chevaux, Roger, lui, n'a plus besoin de se faire les dents.

François PRADAYROL.

 

 

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© Le Républicain Lorrain, Mardi le 03 Janvier 2012 / Sports /
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Simon Delestre. Photo Anthony PICORE

ÉQUITATION. Le cavalier lorrain Simon Delestre s'est classé vingt-quatrième, avec Valentino, au Grand Prix de la huitième étape Coupe du Monde CSI5* FEI Rolex de Malines (Belgique) avec sept points de pénalités. Ce même duo, toujours à Malines, s'est classé neuvième, jeudi dernier, dans l'épreuve d'1m50 et neuvième, mercredi, dans le Prix KBC Banc, avec Couletto.